Le chignon de la mariée

Cette année, j’étais conviée au mariage de ma belle-soeur.

Elle m’a donc réquisitionné pour la coiffure et maquillage. Et depuis l’année dernière, j’étais en mode stress. Nous avions déjà une idée toute faite de ce qui allait lui convenir surtout le jour où nous avons vu SA robe de mariée. Une robe empire cintrée à la taille avec un laçage à l’arrière. Une pure merveille.

Je ne suis pas une experte en coiffure, loin de là mais j’ai toujours regardé les modèles, essayé de comprendre.

D’ailleurs, lorsque j’étais au lycée, mes mercredis après-midi étaient réservés pour la coiffure auprès de certaines de mes amis.

J’ai appris à me coiffer seule vers l’âge de 17 ans en commençant par quelques tresses, des petits chignons.

Un premier essai avait été fait l’année dernière mais ma belle-soeurqui habituellement porte ses cheveux longs, avait opté pour un carré court. Difficile de travailler un chignon dessus.

A partir de mars, nous avons pris régulièrement des rendez-vous pour faire différents essais.

Pour le matériel: laque, épingles à cheveu, un élastique noir, des perles pour les cheveux, fer à boucler, cire.

La coiffure: chignon avec quelques mèches bouclées sur le côté avec une tresse sur le côté

Essai 1

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Essai 2

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Essai 3

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Essai 4

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Désolée pour les photos floues.

Autant vous, dire que le jour J, j’étais super stressée. Mais le chignon était au delà de mes espérances. J’attends les photos du mariage pour vous le montrez en photo.

Ma belle-soeur était super heureuse et j’ai bien bossé pour l’un des plus beaux jours de sa vie.

Alors, qu’en pensez-vous? Lequel préférez-vous parmi ces essais?

Prenez soin de vous (^_^)

 

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Mes cheveux et moi…

Je viens de réaliser que je n’avais toujours pas aborder un sujet qui me tient à coeur.

Mon parcours capillaire.

Je risque d’utiliser certains termes qui peuvent être inconnu pour d’autres donc je ferais un petit lexique à la fin.

Commençons par le commencement.

Je suis née avec les cheveux crépus. Dans ma famille, il y a tous types de cheveu: crépu, lisse, ondulé etc…

Ma mère et ses soeurs ont toujours pris soin de mes cheveux crépus en apportant des soins et me faisant des coiffures protectrices comme  » des araignées », pour celles qui connaissent, des nattes plaquées comme Leroy dans Fame, des tresses avec des élastiques. Elles ont toujours pris soin de conserver la nature de mes cheveux. Mes cheveux étaient très volumineux , épais ce qui me valait de des surnoms : Jackson 5…. ou des phrases du genre: « tu t’es coiffée avec un pétard ».  Quand on est enfant, c’est assez dur d’entendre cela et on rentre en pleurs à la maison.

L’une des mes tantes qui était coiffeuse adorait passer son temps à s’occuper de moi. Elle me faisait de belles coiffures et j’en garde de bon souvenir même si la délicatesse ne faisait pas partie de son vocabulaire.

Qui n’a jamais subi le démélâge à sec avec un petit peigne, c’est un moment de douleur intense.

Puis ça a été le drame, le défrisant est passé par là. Le défrisant, telle une tornade, a tout ravagé. Je n’avais plus de volume. Je n’arrive pas à me souvenir à quel âge on m’a défrisé. J’étais contente car mes cheveux étaient longs et plus personne ne m’embêtait. Ouf!!

Je suis repartie vivre en Afrique avec ma famille et il y a des salons de coiffures à chaque coin de rue. Pour des prix  comme 2000 FCFA ou plus, on en ressort avec de belles coiffures. Ma mère m’a très souvent emmené faire entretenir mes cheveux dans ces différents salons. J’avais droit à des chignons rétros, des anglaises.

A notre retour 4 ans plus tard, on continuait dans la spirale du défrisage qui me brûlait le front et me laissait des croûtes inesthétiques sur la tête. Les coiffures avec le recul ne ressemblait à rien: cheveux plaqués, une queue de rat qui fait office de couette. J’ai eu droit à mes 10 ans à une coupe de cheveux radical ce qui m’avait anéanti. J’avais une coupe de garçon et je n’avais plus ma longue chevelure.

En rentrant un peu plus dans l’adolescence, je me faisais coiffer par la soeur d’une amie qui était très douée et me coiffait avec douceur. Elle me faisait des tresses plaquées, des rastas, des piquées lâchées et des tissages au grand dam de mon père.

Le souci est que je gardais les coiffures trop longtemps ce qui a tendance à fragiliser les cheveux.

Je suis passée par la phase: gel pour activer les boucles ce qui ne sert à rien quand tu n’as pas de boucles!!

Un vrai désastre.

J’allais à Chateau d’eau, quartier Africain de Paris, où l’on va trouver plein de salons de coiffures et de boutiques qui vendent des produits africains. J’avais réussi à trouver une coiffeuse qui me convenait mais à son départ, j’ai décidé de me débrouiller seule.

Je me rappelle avoir osé mettre un afro lorsque j’étais à Londres pour mes 18 ans, personne ne faisait attention à moi. Cela paraissait normal et le plus drôle dans tout cela est que je travaillais dans un service RH. Aucune remarque ne m’avait été faite. Ils s’en fichaient complètement.

Vers la fin de mes années lycées, j’ai commencé à me coiffer seule en commençant par des tresses plaquées avec des mèches. Elles n’étaient pas superbes mais c’était pas mal.

Durant ma période étudiante, je continuais à me faire coiffer par la soeur de mon amie. Je jonglais entre le défrisage et les tresses ainsi que les lissages avec plaques.

Puis à la fin du BTS, je me suis retrouvée avec une coupe courte du jour au lendemain. Je n’avais pas fait attention à la casse de mes cheveux qui me demandaient de l’aide.

En pensant les protéger, j’ai recommencé à me faire des tissages avec des tresses très serrées. J’ai eu comme résultat des tempes fragilisées. Une horreur.

A la fin de mes études, j’ai quitté Paris et me suis installée dans une grande ville mais il y avait peu de salons africains. J’en ai testé plusieurs. Mes cheveux avaient repoussés mais je ne savais pas trop en prendre soin ou du moins je ne pense pas avoir utiliser ce qu’il leur fallait.

En allant dans le petit quartier africain, je guettais un petit salon où chaque fille qui en sortait avait une coupe digne des stars américaines!! J’en avais parlé dans mon article du « désastre capillaire » https://mademoizelchocco.wordpress.com/category/beaute-afro/. Je me suis retrouvée avec un trou façon chaussée aux moines. Je suis allée voir une boutique spécialiste des perruques pour personnes après chimio ou grosses alopécies. Je ne me suis pas reconnue. Et ma fille qui avait presque un an a été effrayée. Ce fût la claque.

J’en ai pleuré.

Depuis ce jour, j’ai décidé de m’occuper toute seule de mes cheveux. Je voulais stopper ce carnage qui allait finir par me rendre chauve totalement. J’ai fais un big chop.

Je ne savais pas trop où cela allait me mener. A ce jour, ça va faire 5 ans bientôt que le défrisage n’est plus passée par là!!! J’ai retrouvé mon afro et ça été un long parcours que je vous raconterai plus tard.

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Et vous quelle est votre histoire avec vos cheveux?

Prenez-soin de vous (^_^)

LEXIQUE: 

Big chop:  Le big chop consiste à couper toute la partie abîmée de la chevelure, et à laisser uniquement la partie saine.

Crépu: frisé/ crêpé

Coiffures protectrices: coiffures qui protègent les cheveux

Défrisage: Un défrisant est un produit dont l’action chimique et physique sur les cheveux les défrise, c’est-à-dire les raidit. Le défrisage est dans tous les cas une transformation durable et profonde de la forme du cheveu en modifiant la structure chimique de la kératine.